Quatre filins
since 2016 | sculpture
4 Filins continues an exploration of imperceptible physical phenomena that pass through our environment. Emergency blankets—a technical material associated with protection and urgency—become here sensitive surfaces that reveal movements of air and variations of tension in space. Their metallized reflections capture the light of the dome and redistribute it, bringing forth unstable volumes in which void and layers of air seem to take shape.
Confronted with these shifting membranes, the viewer’s gaze oscillates between wonder and unease. The veils lift, fold, and vibrate slowly, tracing fragile and changing forms in space. The lightness of the material, almost immaterial, contrasts with the discreet yet persistent presence of the mechanisms that animate it. Between the softness of reflections and the irregular clicking of motors, the installation reveals an energy that is at once poetic and unstable, where the beauty of movement also exposes its precariousness. The pulls, deliberately random, provoke unpredictable liftings and foldings of membranes only a few microns thick. This sculptural prototype engages tension, crumpling, and the circulation of air to render visible and audible forces that are usually imperceptible.
4 Filins poursuit une recherche autour des phénomènes physiques imperceptibles qui traversent notre environnement. Des couvertures de survie, matériau technique associé à la protection et à l’urgence, deviennent ici des surfaces sensibles révélant les mouvements de l’air et les variations de tension dans l’espace. Leurs reflets métallisés captent la lumière du dôme et la redistribuent, faisant apparaître des volumes instables où le vide et les couches d’air semblent se matérialiser.
Face à ces membranes mouvantes, le regard oscille entre émerveillement et trouble. Les voiles se soulèvent, se replient et vibrent lentement, dessinant dans l’espace des formes fragiles et changeantes. La légèreté du matériau, presque immatériel, contraste avec la présence discrète mais insistante des mécanismes qui l’animent. Entre douceur des reflets et cliquetis irréguliers des moteurs, l’installation révèle une énergie à la fois poétique et instable, où la beauté du mouvement laisse aussi apparaître sa précarité. Les tractions, volontairement aléatoires, provoquent des soulèvements et des replis imprévisibles des membranes de quelques microns d’épaisseur. Ce prototype sculptural met en jeu tension, froissement et circulation de l’air pour rendre visibles et audibles des forces habituellement imperceptibles.
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Quatre filins, frein, moteur, couverture de survie, quarante-huit volts. Techniques mixtes. Dimensions variables.
CCCOD ,Tours
Centre d’art de l’onde , Vélisy-Villacoublay
Palais de Tokyo, Paris