The Creepers

Since 2010 | performative installation

A familiar object is diverted from its original purpose. Stripped down and reassembled, printers abandon their utilitarian function to become wandering machines. Suspended in space, they slowly rotate around themselves, revealing the tension of cables, the turning of mechanisms, and the circulation of ink. Communication technology is thus transformed into an apparatus in which writing becomes flow, movement, and trace.

Confronted with these unstable machines, the gaze oscillates between amusement and unease. Letters and fragments of words scatter into colored spirals, producing unpredictable marks that evoke both spontaneous drawing and a language in the process of dissolving. Writing loses its function as a means of transmission to become a fragile visual phenomenon, where fascination with mechanical gesture mingles with a sense of disenchantment toward a technology that seems to spin in vain. Over the weeks, these prints replace or overlay earlier ones, gradually transforming large blank sheets into a dense surface where colors, fragmented words, and traces of movement accumulate.

Un objet familier est ici détourné. Désossées puis réassemblées, des imprimantes quittent leur fonction utilitaire pour devenir des machines errantes. Suspendues dans l’espace, elles tournent lentement sur elles-mêmes, laissant apparaître la tension des câbles, la rotation des mécanismes et la circulation de l’encre. La technologie de communication se transforme alors en un dispositif où l’écriture devient flux, mouvement et trace.

Face à ces machines instables, le regard oscille entre amusement et trouble. Les lettres et fragments de mots se dispersent en spirales colorées, produisant des tracés imprévisibles qui évoquent autant un dessin spontané qu’un langage en train de se dissoudre. L’écriture perd sa fonction de transmission pour devenir un phénomène visuel fragile, où la fascination pour le geste mécanique se mêle à une forme de désenchantement face à une technologie qui semble tourner à vide. Au fil des semaines, ces impressions viennent remplacer ou recouvrir les précédentes, transformant progressivement de grande feuilles blanches en une surface dense où s’accumulent couleurs, mots fragmentés et traces du mouvement.

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Lustres en révolution